
À Nice, la musique classique sort des sentiers battus. Du 7 au 22 novembre 2026, la ville accueillera la 21e édition de C’est pas Classique, le festival organisé par le Département des Alpes-Maritimes. Au programme : plus de 25 concerts gratuits dans 14 communes, réunissant artistes internationaux, orchestres, ensembles musicaux et compagnies de danse autour des rencontres entre différents univers musicaux.
Salsa, hip-hop, musique baroque, jazz et chanson française se côtoient dans une programmation conçue pour séduire un large public et dépasser les frontières traditionnelles entre répertoire classique et sonorités contemporaines.
À Nice, plusieurs rendez-vous majeurs se dérouleront dans trois lieux emblématiques de la vie culturelle locale : le Palais Nikaïa, l’Opéra de Nice et le Palais de la Méditerranée.
Le festival débutera le samedi 7 novembre à 20 h 30 au Palais Nikaïa avec Yuri Buenaventura, chanteur colombien et figure reconnue de la scène internationale de la salsa.
Il sera accompagné par l’Orchestre Philharmonique de Nice, placé sous la direction de Victor Jacob. Ensemble, ils proposeront une relecture symphonique de plusieurs titres emblématiques de l’artiste. Cette rencontre entre orchestre et rythmes latino-américains mettra en valeur la richesse des arrangements et l’énergie caractéristique de la salsa.
Le programme comprendra également « Ne me quitte pas », la célèbre chanson de Jacques Brel, que Yuri Buenaventura a interprétée dans une version ayant contribué à faire connaître son univers musical auprès d’un public international.
Ce concert d’ouverture illustre l’esprit du festival : faire dialoguer des traditions différentes et montrer comment la musique peut franchir les frontières des genres et des cultures sans perdre son identité.
Le mercredi 18 novembre à 20 h 30, l’Opéra de Nice accueillera « Locura », un spectacle qui associe musique baroque et danse hip-hop pour créer un dialogue entre répertoire historique et chorégraphie contemporaine.
Le projet réunit l’ensemble Le Concert de l’Hostel Dieu et la compagnie Käfig, connue pour son travail autour de la danse urbaine et de ses interactions avec d’autres formes artistiques. La direction musicale est assurée par Franck-Emmanuel Comte, tandis que la chorégraphie est signée Mourad Merzouki.
Dans « Locura », la musique jouée en direct et le mouvement deviennent les vecteurs d’un dialogue entre différentes époques. Le spectacle dépasse ainsi le format traditionnel du concert pour proposer une expérience scénique où rythme, geste et composition musicale se répondent.
Cette création incarne l’une des ambitions de C’est pas Classique : attirer de nouveaux publics grâce à des propositions artistiques qui renouvellent les codes habituels.
La programmation se poursuivra le samedi 21 novembre à 20 h 30, toujours à l’Opéra de Nice, avec « Superfusion », un projet imaginé par le pianiste et compositeur américain Joachim Horsley.
Le spectacle explore les liens entre le répertoire classique et les rythmes afro-caribéens. Les mélodies et les structures traditionnelles y sont revisitées à travers des influences rythmiques venues d’autres cultures.
Joachim Horsley sera accompagné du violoniste Charlie Siem au sein d’une formation en quatuor, conçue pour mettre en valeur le dialogue entre piano, violon et sonorités contemporaines.
Avec « Superfusion », le festival poursuit son exploration des croisements musicaux et montre comment le patrimoine classique peut servir de point de départ à de nouvelles interprétations et expérimentations.
Parmi les derniers rendez-vous annoncés à Nice, Élodie Frégé se produira le dimanche 22 novembre à 18 heures au Palais de la Méditerranée avec « Oiseau de nuit », un spectacle qui traverse le jazz, le cinéma, le cabaret et la chanson française.
Inspirée par l’âge d’or d’Hollywood et les grandes comédies musicales de Broadway, cette proposition fait revivre une atmosphère rétro à travers un répertoire mêlant élégance vocale, références cinématographiques et esprit théâtral.
Avec ce concert, C’est pas Classique élargit encore son horizon musical en intégrant une forme de spectacle où musique, imaginaire visuel et interprétation se conjuguent pour créer une expérience singulière.
La 21e édition du festival se déroulera du 7 au 22 novembre 2026, avec plus de 25 concerts gratuits dans 14 communes des Alpes-Maritimes. À Nice, les principaux lieux de représentation seront le Palais Nikaïa, l’Opéra de Nice et le Palais de la Méditerranée.
Les réservations en ligne pour les spectacles concernés ouvriront le lundi 19 octobre à 12 h 30. L’entrée est gratuite, mais une réservation est obligatoire pour les rendez-vous indiqués par les organisateurs. Les places étant limitées, chaque personne pourra réserver deux billets maximum par concert.
Pour les spectacles destinés au jeune public, les réservations ouvriront le lundi 2 novembre à 12 h 30. Il sera possible de réserver jusqu’à quatre places, avec l’obligation pour les enfants d’être accompagnés d’un adulte.
Le programme complet, les informations pratiques et les modalités de réservation sont disponibles sur les canaux officiels du festival et sur le site du Département des Alpes-Maritimes.
Avec C’est pas Classique, Nice confirme son engagement en faveur d’initiatives culturelles capables de toucher des publics variés et de proposer de nouvelles approches du patrimoine musical.
De la salsa orchestrale de Yuri Buenaventura aux croisements entre baroque et hip-hop de « Locura », en passant par les expérimentations de « Superfusion » et l’univers cinématographique d’Élodie Frégé, le festival invite à découvrir une grande diversité de langages et de sensibilités artistiques.
La gratuité des concerts et leur répartition dans plusieurs communes des Alpes-Maritimes contribuent à rendre cette programmation accessible au plus grand nombre. L’objectif est d’attirer de nouveaux auditeurs vers la musique vivante et de montrer comment la tradition classique peut dialoguer avec la création contemporaine.
Pendant deux semaines, le festival fera ainsi de la musique un espace de rencontre entre générations, cultures et disciplines artistiques, placé sous le signe de l’expérimentation et du partage.
